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Mimbach

Le 12 mai 796 le duc Wido de Lorraine et son frère Warin offrent en cadeau au monastère de Hornbach le village de Mydenbach en Bliesgau. On ne parle pas encore de Webenheim à cette occasion, mais dès un peu plus tard le nom de ce village sera toujours associé à Mimbach. Mimbach et Webenheim ont appartenu au monastère de Hornbach pendant tout le Moyen-Age. La juridiction de la "Webenheimer Hof" était exercée par les comtes de Zweibrücken, qui étaient les seigneurs protecteurs du monastère. En 1334, le comte Walram von Zweibrücken, qui a besoin d'argent, met en gage sa juridiction sur Mimbach, Webenheim, Freihausen et Scheldeburn auprès des seigneurs von Dagstuhl. Ainsi de 1334 à 1456, les von Dagstuhl-Flecksenstein vont exercer la haute justice sur ces possessions du monastère de Hornbach et encaisser les revenus associés. En 1456, après remboursement de la dette, les princes de Zweibrücken reprennent possession de leurs droits sur ces villages. Le vent de la Réforme souffle sur la région. En 1535, l'abbé Kindheuser abandonne Webenheim aux seigneurs de Zweibrücken. L'enseignement de Luther traverse la région comme une tempête. "La religion pratiquée sera celle choisie par le seigneur du territoire." Le duc de Zweibrücken a choisi la religion de Luther. Le duc Wolfang soutient les huguenots français et combat le roi de France. Il meurt en 1569 en France. En 1588, le duc de Zweibrücken se range du côté des adeptes du suisse Zwingli et les "luthériens" de Mimbach et de Webenheim doivent devenir des "réformés".

Mimbach et Webenheim avant la Guerre de Trente Ans.

Les habitants de Mimbach et leurs noms de famille.

En l'an 1547, 38 familles habitaient Webenheim et 12 familles vivaient à Mimbach. Les deux villages formaient la plus importante communauté villageoise de la région de Zweibrücken. En 1578, c'était encore probablement toujours ainsi: 31 chefs de famille et 7 veufs vivaient dans leur propre maison à Webenheim, 10 chefs de famille et 4 " très pauvres" habitaient à Mimbach.

La liste des habitants établie par le pasteur Acontius en 1609 nous donne une bonne image de l'état de la population de ces villages à cette époque, et c'est à cette liste que l'on peut se référer.

En 1609, on comptait à Webenheim 46 familles pour 282 individus; le village avait 48 maisons dont 4 étaient inhabitées. A Mimbach on trouvait 16 familles pour 87 habitants. Le village était composé de 18 maisons dont 2 étaient inhabitées.

En parcourant la liste des habitants de 1609, on constate qu'un grand nombre de noms de famille est maintenant stabilisé. On ne trouve plus beaucoup de noms descriptifs comme on en trouvait peu de temps avant dans les "Landkontraktenprotokollen" du 16ème siècle. Par exemple, la famille Dickkopf de Webenheim, dont le nom était encore présent en 1595, ou le nom Schwein rencontré tout au long du siècle à Webenheim, avec Nickel Schwein et Debald Schwein. Les patronymes 'Gens' et 'Ku' ont aussi disparu à Mimbach.

Le nom de famille de la plus grande partie des habitants est maintenant fixé. En tête de la liste du pasteur, on trouve un Hans Schwarz, aubergiste à Webenheim et laboureur. Son père avait été maire. Un Hans Schwarz était aussi connu comme maire en 1558 et comme échevin d'église en 1546, lorsque le moulin est passé du domaine de l'église à celui de la communauté.

Le nom de Moschel apparait aussi dans la liste du pasteur: Hans Moschel à Webenheim, et Daniel Moschel à Mimbach. Daniel est un personnage important. Il est sonneur de cloches et probablement aussi laboureur, il a deux valets de ferme à sa maison. Son vieux père de 80 ans, Hans Moschel, devenu aveugle, vit avec lui.

La famille Landgraf est déjà très connue. Mathes Landgraf est écoutète de la justice de Webenheim-Mimbach. Jacob Landgraf est maire des biens du seigneur von Stein-Buntenbach. Dès le 16ème siècle leur nom est cité dans de nombreuses ventes de terres; ils étaient parmi les habitants les plus influants de la communauté.

D'autres familles étaient aussi déjà présentes avec leurs noms définitifs. Hackstock, Kynn = Kuhn (de Kuno, Konrad), Klein et quelques autres. Mais beaucoup de personnes portaient pour la première fois leur nom de famille définitif.
[Source: Karl Stucky, Dorfgeschichte vom Mimbach und Webenheim]

Microfilms de l'Eglise de JC des SDJ disponibles:

KB (evang.-ref.) BMS 1696-1779: film FHL 475795
KB (evang.-ref.) BMS 1779-1799: film FHL 475796
KB (evang.-ref.) BMS 1784-1838: film FHL 584867
KB (evang.-ref.) BMS 1820-1869: film FHL 584868
KB (evang.-ref.) BS 1840-1912: film FHL 584869
KB (evang.-ref.) BMS 1869-1937): film FHL 584870
KB (cath.) BMS 1657-1961: voir Bliescastel

Wahlerhof

Wahlerhof est un ensemble de bâtiments de fermes situé au sud de Hengstbach qui appartenait en 1961 à la commune de Hengstbach (à 6 kms au sud-ouest de Zweibrücken). Depuis son origine, l'histoire de cette ferme est assez bien connue.

Pendant la guerre de Trente Ans, vers 1635-1636, dans la vallée du Bickenalb, le village de Bickenaschbach disparait entièrement. Il ne sera pas reconstruit. Sur son territoire, Bartholomäus Wernigt, de Zweibrücken, devenu von St. Ingbrecht après son anoblissement, laisse construire deux fermes: Bickenaschbacherhof et Wahlerhof. En 1722 par partage d'héritage, Wahlerhof et toutes les terres de la rive gauche du Bickenalb échoient à Anna Johanna Katharina, fille de Wernigt, mariée depuis 1705 à Philipp Friedrich von Schorr. Après sa mort en 1758, sa fille Concordia Johanna von Schorrrenburg hérite de Wahlerhof.

Les von St. Ingbrecht, tout comme les von Schorrenburg, ne géraient pas leurs fermes eux-mêmes, et ils les mettaient en fermage. Le premier fermier de Wahlerhof fut Ulrich Neuschwanger qui avait défriché la vallée et construit la maison de la ferme. Le 29 janvier 1707, Hans Peter Weinland, de Mimbach, épouse Anna Catharina, fille de Ulrich Neuschwanger et devient alors le fermier. Vers 1748, la ferme aura deux fermiers: Peter Weinland la partage entre ses deux enfants Johann Paul Weinland et Barbara Weinland, veuve de Nickel Moschel qui épousera ensuite Georg Gölzer. Tous les deux doivent payer à chacun de leurs quatre frères et soeurs 700 florins.

En 1751, la ferme est estimée de la manière suivante:

 Bâtiments:  1022 florins
 338 Morgen de terres:  4058 florins
 40 Morgen de jardin et prairies:  2965 florins
 "Hofgering":  100 florins
 Bois de chauffage:  60 florins
 capital:  1000 florins

Le fermage comprend:

  • en argent: 150 florins,
  • un cochon engraissé de 100 livres: 10 florins,
  • "Capaun"(?): 2 florins,
  • bois à fournir au baron: 15 florins,

L'ensemble représente un capital de 7123 florins.

Le baron avait donné son autorisation au partage de la ferme. Mais aucun autre partage ne devait plus avoir lieu. La moitié de la ferme que détenait Johann Paul Weinland est cédée en 1775 à sa fille Barbara et à son époux Balthasar Ringle, puis elle échoit ensuite à leur fils Balthasar qui y vit encore en 1814.

L'autre moitié fut partagée par Barbara Weinland, épouse Moschel puis Gölzer, en 1774 après la mort de ses deux maris, entre deux filles de son premier mariage: Angelica Moschel, mariée à Paul Grüneisen et Elisabetha Catharina Moschel, mariée à Nickel Weinland. En 1785, comme Paul Grüneisen est très endetté, il vend cette année-là sa part d'un quart de la ferme à son beau-frère Joseph Schwarz de Bubenhausen sous réserve d'un droit de jouissance de cinq ans. La même année Nickel Weinland vend aussi sa part aux mêmes conditions et au même acheteur. Comme les raisons de ces tractations ne sont pas claires, une grande querelle survient quelques années plus tard et conduit à un long procès. Enfin vers 1795, les deux parties de la ferme, qui ne seront plus jamais mises en fermage, sont vendues aux enchères. Vers 1800, Andreas Leyenberger et Joseph Oesch se partagent la propriété de la ferme.
[Source: Albert Weis, Ortsippenbuch Mittelbach-Hengstbach]

Josef Rinkenberg, qui a épousé une fille du doyen amish Andreas Leyenberger, achète la propriété en 1815 après en avoir été locataire. Par ses filles Elisabeth et Babette Rinkenberg, la propriété est transmise à leurs maris, Christian Stalter de Gersbergerhof et Christian Stalter de Bickenaschbacherhof. Josef Oesch est co-propriétaire par son épouse Magdalena Nafziger, petite-fille d'Andreas Leyenberger et fille de Peter Nafziger et Barbara Leyenberger. La famille Oesch ne restera à Wahlerhof que pendant trois générations, mais la famille Statler y restera jusqu'à présent. Plus tard, la famille Oesch achète la Grünbacherhof près de Mimbach qu'elle possède toujours. C'est à cet endroit que sont sauvegardés une bible d'Andreas Leyenberger et un exemplaire du 'Miroir des Martyrs' publié en 1780 à Pirmasens à l'initiative de Hans Nafziger, doyen de la congrégation de Essingen. [Source: Hermann Guth, Amish Mennonites in Germany]

Jusqu'en 1821, les familles réformées de Bickenaschbacherhof et de Wahlerhof, comme celles de Biskenaschbach, dépendaient de la paroisse de Hornbach. Les registres de la paroisse réformée de Hornbach ont été brûlés en 1939. La reconstitution des familles de Wahlerhof reste par conséquent très incomplète. En effet, les défunts de Wahlerhof étaient apparemment enterrés selon le chemin le plus proche de leur domicile à Hengstbach ou à Mimbach. C'est pourquoi on trouve quelques sépultures de Wahlerhof enregistrées dans les registres de Mimbach. Pour la reconstitution des familles, les registres de la paroisse réformée de Mimbach seront utilisés comme source principale depuis la disparition de ceux de Hornbach. [Source: Bernd Gölzer]

 


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Dernière mise à jour le 23 mars 2003