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La légende de Weland, le forgeron
- D'après les légendes scandinave, germanique et anglo-saxone, Wayland, ou aussi Weland ou encore Völundr, est un forgeron d'une habileté remarquable. Il est selon certains récits, le prince des Elfes. Son histoire est racontée dans le Völundarkvida, l'un des poèmes islandais de l'Edda poétique (13ème siècle), ainsi que dans Thidriks, la saga islandaise en prose du milieu du 13ème siècle. On le trouve aussi mentionné dans les poèmes anglo-saxons Waldere (Mimming est une épée de sa fabrication) et Deor klagan (on parle de ses souffrances entre les mains du roi Nidudr), et enfin dans Beowulf (l'armure de Beowulf est son oeuvre).
- Au British Museum se trouve le coffret d'Auzon, ou Frank's Casket en anglais, un travail northumbrien du VIIIe siècle dont l'une des plaques d'ivoire gravées représente le forgeron au travail dans la forge où le roi le retient prisonnier.
Le Chant de Weland (Völundarkvida)
Le roi de Suède Nidudr avait deux fils et une fille. Sa
fille s'appelait Bödvild. Les trois fils du roi des Finnar
(Lapons): Slagfidr, Egill et Weland (Völundr) viennent s'installer
à Ulfdalar et rencontrent trois valkyries au bord du lac
Ulfsiar. Les valkyries deviennent leurs épouses. Après
sept hivers passés à Ulfdalar, les valkyries partent
hanter les champs de bataille et ne reviennent pas. Egill et Slagfidr
s'en vont à la recherche de leurs épouses et Weland
reste à Ulfdalar. Weland le forgeron était l'homme
le plus adroit de ses mains dont on ait jamais parlé dans
les récits anciens. Il est capturé par Nidudr (Nithad
ou Niduth), qui l'estropie pour l'empêcher de s'enfuir,
et qui le contraint à travailler à sa forge. Pour
se venger, Weland tue les deux jeunes fils de Nidudr et il transforme
leurs crânes en coupes qu'il envoie à leur père.
Il viole aussi leur soeur, Bödvild, lorsqu'elle lui apporte
une bague en or à réparer. Il s'échappe ensuite
en s'envolant par magie dans les airs.
Une tradition anglaise associe Weland
à un caveau funéraire situé près de
White
Horse Hill, au sud-ouest de l'Oxfordshire, et que l'on appelle
la forge
de Wayland. Une légende locale dit que le caveau est
hanté par un forgeron invisible qui ferre le cheval du
voyageur qui laisse une pièce sur une pierre et qui s'éloigne
pendant que le travail est en cours. Pendant l'opération,
il ne faut surtout pas porter son regard en direction de la forge,
sinon le charme est rompu. Des histoires similaires sont connues
en Allemagne, au Danemark et en Belgique. De larges pierres à
Sisebeck en Suède et le site de Vellerby dans le Jutland
sont traditionnellement cités comme des endroits où
Weland aurait été enterré.
Pour en savoir plus sur Weland le forgeron et sur la mythologie
nordique, vous pouvez consulter le glossaire du site Of
Gods and Men.
Dans son livre Puck of Pook's Hill (traduit en français
sous le titre 'Puck, lutin de la colline'), Rudyard Kipling fait
revivre les vieilles légendes en racontant une histoire
merveilleuse qui évoque Weland le forgeron et son épée.
Pour plus d'informations, on peut aussi consulter les sites
suivants:
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